Aux dernières heures du samedi 4 Août 1962, la plus grande star du cinéma s’éteignait., Selon les rapports de police, c’est de ses propes mains que la jeune femme âgée de 36 ans, née Norma Jean Mortenson avait fait taire son coeur meurtri.

Véritable légende d’Hollywood, on l’acclamait aussi bien pour la qualité de son jeu que pour sa réputation internationale de sexe symbole. L’actrice comptait près de 30 films à son actif, parmi lesquels « Les hommes préfèrent les blondes, Sept ans de réflexion et Certains l’aime Chaud (Some Like It Hot). »
Pourtant, comme toutes les légendes, l’images que laisse Marilyn tient autant de la fable que de la réalité: une actrice adorée du public mais « torturée » qui choisit la fuite dans la drogue et les tranquillisant face au poids de la vie. Tant et si bien qu’elle en mourut.
Mais derrière les manchettes à sensations, la vie de Marilyn et la tragédie de ses derniers jours révèlent une histoire différente.
« Une introspection excessive qui exacerba son manque de confiance en elle-même ». L’intuition a souffert au profit d’un intellectualisme conscient, forcé, qui l’a paralysée et l’a repliée encore plus sur elle-même ». -Donald Spoto Biographe, au sujet du psychanalyste de M. Monroe
Sept ans plus tôt, alors qu’elle atteignait le sommet de sa carrière, un de ses coachs lui suggéra de suivre une psychanalyse pour « canaliser toute son énergie explosive ». Dès février 1955, Marilyn suivit des séances d’analyse avec Margaret Hohenberg. Presque immédiatement Marilyn commença à payer le prix de cette analyse; de constantes questions sur ses motivations et sur sa personne: « j’essaie de devenir une artiste, et d’être vraie et je me sens parfois sur le point de basculer dans la folie. J’essaie simplement d’exprimer la part la plus authentique de moi-même, et c’est très dur. Parfois, j’ai vraiment le sentiment que je ne suis pas moi-même, que je suis artificielle ».
Donald Spoto, le biographe de Marilyn, décrit sa thérapie: « Une introspection excessive qui exacerba son manque de confiance en elle-même ». L’intuition a souffert au profit d’un intellectualisme conscient, forcé, qui l’a paralysée et l’a repliée encore plus sur elle-même ».
Finalement, l’actrice rencontra la psychiatre freudienne Marianne Kris qui lui prescrit de puissants barbituriques dont Marilyn a abusé jusqu’à sa mort. Marianne Kris abusa plus tard de l’actrice en lui faisant signer son enfermement dans une cellule d’isolement, lui disant que c’était pour de l’exercice physique et du repos.
Pendant deux jours Marilyn fut enfermée dans une cellule capitonnée dont elle martelait la porte jusqu’à en avoir les poings en sang. En 1960, Marilyn rencontra le psychiatre qui allait la conduire dans un enfer encore plus profond, le Dr Ralph Greenson. Le contrôle qu’il exerçait sur elle fut rapide: « j’allais devenir son seul et unique thérapeute », écrivait-il. Il s’assura qu’elle soit maintenue sous barbiturique. « Sa technique était désastreuse » écrit Spoto. Au lieu de l’amener à devenir indépendante, il fit exactement le contraire et fit en sorte qu’elle se repose complètement sur lui. ..Il était convaincu qu’il pouvait faire d’elle ce qu’il voulait.»
Le 4 août, après avoir passé six heures avec Greenson, Marilyn fut trouvée morte d’une overdose par sa gardienne Eunice Murray.
Marilyn Monroe, qui avait été propulsée au zénith et avait tourné 23 films dans les sept années précédant son périple psychiatrique, ne tourna que 6 films dans les sept années que dura son traitement…
Extrait de: Les Artistes en Danger publié par la CCDH.

Marilyn Monroe 1926-1962
Pendant deux jours Marilyn fut enfermée dans une cellule capitonnée dont elle martelait la porte jusqu’à en avoir les poings en sang. En 1960, Marilyn rencontra le psychiatre qui allait la conduire dans un enfer encore plus profond, le Dr Ralph Greenson. Le contrôle qu’il exerçait sur elle fut rapide: